Sujet : Le beau n'est-il que l'objet d'une perception ?
Extrait du corrigé : Le beau ne relève-t-il pas d'une autre description et d'une autre analyse ? B. Le Beau, objet d'une contemplation désintéressée. Quelle naïveté, en effet, que de vouloir faire de l'objet esthétique et du Beau des qualités ou des notions s'attachant au réel ! Le Beau n'est pas, à proprement parler, réel ; il se donne, apparemment, à moi, au sein d'une perception, dans le monde des apparences sensibles et des formes empiriques. Mais on ne saurait dire qu'il s'agisse véritablement d'une « perception du Beau ». Il y a là une impropriété de langage. Un exemple simple va nous le faire saisir. Soit le tableau de Claude Monet, Les Coquelicots (1873) : dans le champ de blé et dans l'herbe, la vive percée des fleurs. Mais le Beau que j'appréhende ici est-il, au sens strict du terme, « perçu » ? Certes, le tableau peut m'inciter (très faiblement) à une pratique, à une conduite : l'abandon du travail et le repos au sein de la nature.
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