Sujet : Une ethique peut elle avoir pour but la vie quotidienne ?
Extrait du corrigé : Seule la vie contemplative du sage y parvient.] Le bonheur terrestre n'est pas une fin en soi L'essence même du Souverain Bien réside dans une activité de la plus parfaite de nos fonctions, donc dans une activité de la pensée. Ce n'est qu'à titre d'instruments que sont désirables les biens qui procurent le bonheur terrestre. Le Souverain Bien est une activité de l'âme. De ces instruments de bonheur que sont les biens du corps et les biens extérieurs, le philosophe n'a besoin que par-dessus le marché, simplement dans la mesure où en être privé est, pour l'activité de l'âme, une gêne. Kant: La morale ne promet pas le bonheur Dans la Critique de la raison pratique, Kant montre que le bonheur individuel, recherché par tout un chacun suivant ses propres penchants, ne peut être une finalité morale. La recherche du bonheur peut fournir des maximes personnelles d'action, mais non des lois à la volonté, même si l'on prend pour finalité le bonheur de tous. La définition générale du bonheur est subjective, donc variable et changeante. On pourrait au mieux en tirer des règles générales, mais jamais des règles universelles (valables toujours et nécessairement), car la base en est l'expérience et ce que l'on en ressent. La recherche du bonheur ne peut donc aboutir à une éthique comportant des règles pratiques communes à tout être raisonnable.
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