Sujet : Le beau n'est-il que l'objet d'une perception ?
Extrait du corrigé : Mais cette description nous laisse insatisfaits. Elle relève d'une approche éminemment réaliste. La saisie du beau ne pourrait s'effectuer que par rapport à des objets externes et réels, elle serait liée à la représentation de l'existence d'une chose. Voici qui pose problème comme nous allons le voir. D'autre part, quand j'appréhende le Beau, est-il bien vrai que mon expérience soit rigoureusement perceptive, qu'il n'y ait pas en elle autre chose, par exemple l'effervescence d'une émotion ? Ainsi faire du beau l'objet d'une perception sensible semble, pour une double raison, poser problème. Le beau ne relève-t-il pas d'une autre description et d'une autre analyse ? B. Le Beau, objet d'une contemplation désintéressée. Quelle naïveté, en effet, que de vouloir faire de l'objet esthétique et du Beau des qualités ou des notions s'attachant au réel ! Le Beau n'est pas, à proprement parler, réel ; il se donne, apparemment, à moi, au sein d'une perception, dans le monde des apparences sensibles et des formes empiriques.
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