Sujet : Peut-on considérer la non-violence comme une violence ?
Extrait du corrigé : C'est la force qui s'oppose à la faiblesse : la violence, elle, s'oppose à la douceur ; la violence s'oppose si peu à la faiblesse que la faiblesse n'a souvent pas d'autre symptôme que la violence ; faible et brutale, et brutale parce que faible précisément. » b) Ambiguïté même du terme non violence. Il est négation, refus, il se dresse contre la violence, mais par cette attitude même de protestation il contient une forme de violence, si par violence on entend non pas, violence comme abus de la force mais violence comme réaction envers une situation, comme « agir contre », se dresser. Il s'agit ici de montrer comment la non violence est rattachée dans son émergence même à la violence, comme réaction ou justification. Tout d'abord, le terme de non violence est né dans un contexte historique violent en Inde: un contexte de lutte anti-coloniale instauré par Gandhi, lutte qui cependant ne veut pas se muer en guerre coloniale. Résistance civile s'applique à lutter politiquement et socialement sans avoir recours à des moyens violents. Cette doctrine s'appuie sur une vive critique de la violence. Il s'agit donc de lutter en respectant les éléments de cette critique, ce qui peut s'avérer difficile. Exemples : La résistance anti-nazis en Europe. Le mouvement des mères de la place de mai à Buenos Aires en Argentine : les mères de disparus la tête couverte d'un linge blanc pour rappeler les langes de leurs enfants morts, tournent sur la place pendant une demi-heure tous les jeudi, en silence, pour protester contre la dictature et la disparition de leurs enfants.
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