Sujet : La fin de l'éthique est-elle le bonheur terrestre ?
Extrait du corrigé : » (1141a20). De par son aspect humain trop humain, la prudence ne saurait rivaliser avec la sagesse. Elle serait toutefois la vertu par excellence de l'homme à défaut d'être l'excellence dans la vertu. L'homme se trouve ainsi pris dans le feu croisé d'une pluralité d'objets. Que faut-il viser, la sagesse ou la « phronésis » ? Cruel dilemme, car désirer la sagesse, n'est-ce pas en définitive se condamner au désespoir ? Il n'est pas permis à tous d'être un Anaxagore ou un Thalès et d'acquérir un savoir divin, mais inutile à l'homme. Désira-t-on alors la prudence ? Elle est ce qu'il y a de mieux, à défaut du bien absolu. Elle apparaît néanmoins comme la solution de rechange, le médiocre compromis qui, à un être moyen propose un objectif moyen.
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