Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Droit
Accueil Corrigés Info Contact RSS

Sujet : Le doute est-il utile à la connaissance et nuisible à l'action ?

Extrait du corrigé : Cette phrase prolonge la critique de la notion d'une liberté qui serait absence de toute détermination. En ce sens, pour Descartes, on est d'autant plus libre que l'on sait ce que l'on fait. L'exemple que prend Descartes pour justifier son propos est celui de l'âne de Buridan : on imagine un âne qui aurait également faim et également soif, et qui serait exactement à égale distance d'un seau d'avoine et d'un seau d'eau: comme rien ne le pousserait à aller plus vers l'un que vers l'autre, il se laisserait mourir de faim et de soif entre les deux. LIBRE ARBITRE : Pouvoir de choisir, d'acquiescer ou de refuser, sans autre raison que le simple vouloir de le faire. Pour ce qui est du libre-arbitre, je suis complètement d'accord avec ce qu'en a écrit le Révérend Père. Et, pour exposer plus complètement mon opinion, je voudrais noter à ce sujet que l'indifférence me semble signifier proprement l'état dans lequel est la volonté lorsqu'elle n'est pas poussée d'un côté plutôt que de l'autre par la perception du vrai ou du bien ; et c'est en se sens que je l'ai prise lorsque j'ai écrit que le plus bas degré de la liberté est celui où nous nous déterminons aux choses pour lesquelles nous sommes indifférents. Mais peut-être que d'autres entendent par indifférence une faculté positive de se déterminer pour l'un ou l'autre de deux contraires, c'est-à-dire pour poursuivre ou pour fuir, pour affirmer ou pour nier. Cette faculté positive, je n'ai pas nié qu'elle fût dans la volonté. Bien plus, j'estime qu'elle y est, non seulement dans ces actes où elle n'est pas poussée par des raisons évidentes d'un côté plutôt que de l'autre, mais aussi dans tous les autres ; à ce point que, lorsqu'une raison très évidente nous porte d'un côté, bien que, moralement parlant, nous ne puissions guère aller à l'opposé, absolument parlant, néanmoins, nous le pourrions. En effet, il nous est toujours possible de nous retenir de poursuivre un bien clairement connu ou d'admettre une vérité évidente, pourvu que nous pensions que c'est un bien d'affirmer par là notre libre-arbitre.

Accès au corrigé

Corrigé de 4794 mots (soit 7 pages) directement accessible