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Sujet : L'amitié est-elle la forme idéale du rapport à autrui ?

Extrait du corrigé : Toute cité est faite d'hommes divers. Toute cité suppose donc un lien entre les individus qui la composent. Ce lien, selon Aristote, est l'amitié. Mais l'amitié n'est-elle pas purement d'ordre affectif ? Ici, l'amitié apparaît comme l'effet d'une nécessité politique même le législateur s'en préoccupe, comme s'il fallait rechercher quelque chose qui est plus et autre que politique, l'amitié, de préférence à ce qui est purement politique, pour que l'ordre politique lui-même puisse exister. C'est que la cité est « une communauté du bien-vivre », et non une communauté strictement juridique, défensive et économique. Il existe certes une amitié contingente et particulière, qui naît entre certains individus dans la cité sans avoir rapport à la cité. Ainsi peuvent se constituer des groupes qui sont comme étrangers au reste de la cité et se constituent contre elle. C'est ainsi que naissent les factions. Ce que veut le législateur sous le nom de concorde, c'est une sorte d'amitié coextensive à la cité elle-même : une amitié entre tous les citoyens comme tels, non une amitié entre certains citoyens qui les séparerait des autres, et un accord de tous sur leurs intérêts communs : en un mot la volonté de bien-vivre ensemble, ce qui est la fin même de la cité.

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