Sujet : Puis-je me mettre à la place d'autrui ?
Extrait du corrigé : Autrui possède vis-à-vis de nous-même le même statut que nous possédons vis-à-vis de lui : l'altérité entre individus est réciproque. Notre question revient donc à se demander ce qui est propre à chaque individu, puisque l'altérité d'autrui équivaut à l'individualité de chaque individu. Or, à l'évidence, ce qui est absolument propre à chaque individu et n'appartiendra jamais à autrui, c'est la conscience : notre conscience n'est jamais celle d'autrui, alors que nous pouvons obtenir des parties du corps d'autrui (pensons aux greffes par exemple) sans être désindividualisés. Pour emprunter un exemple au cinéma, nous ne nous retrouvons jamais dans la peau de John Malkovitch. Jusqu'à quel point peut-on alors approcher la conscience d'autrui ? Heidegger définit la conscience comme étant « sa propre ouverture au monde ». Elle n'est pas être une boite fermée mais au contraire, pour reprendre la métaphore de Sartre (interprétant Heidegger) l'ouverture d'une fenêtre sur le monde. Cette perspective nous offre peut-être la possibilité de pénétrer dans la conscience d'autrui. Il faut donc se demander en quoi consiste précisément cette ouverture au monde. L'homme ou, en termes heideggériens, le dasein (l'être-là) possède la structure de l'être-au-monde.
Corrigé de 3996 mots (soit 6 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet "Puis-je me mettre à la place d'autrui ?" a obtenu la note de : 









9 / 10
Sujets connexes :
- Peut-on se mettre à la place d'autrui ?
- Puis-je me mettre à la place de l'autre ?
- Est-il juste d'affirmer que pour bien comprendre autrui il faut tenter de se mettre à sa place ?
- Puis-je, au nom de ma conscience, refuser de me soumettre aux lois ?
- Puis-je, au nom de ma conscience, refuser de me soumettre aux lois ?






Créer un compte Devoir-de-philo
Toutes les notions