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Sujet : La vie en société nous rend-elle dépendants du jugement d'autrui ?

Extrait du corrigé : [II. Le jugement d'autrui est nécessaire pour permettre à chacun de devenir autonome]   [1. L'intersubjectivité stimule le jugement]Ce qui est condamnable, dans la relation avec autrui, c'est la passivité. Cette passivité définit un sens fort de l'aliénation et de la dépendance. Mais comment concevoir la relation entre deux ou plusieurs consciences d'un point de vue purement passif ? Merleau-Ponty prend l'exemple du dialogue : « ... il se constitue entre autrui et moi un terrain commun, ma pensée et la sienne ne font qu'un seul tissu, mes propos et ceux de l'interlocuteur sont appelés par l'état de la discussion, ils s'insèrent dans une opération commune dont aucun de nous n'est le créateur. Il y a là un être à deux » (Husserl, Phénoménologie de la perception). Autrement dit, l'« intersubjectivité », ou la relation entre deux subjectivités échangeant honnêtement leurs jugements, a des effets créatifs sur l'une et sur l'autre : chacune s'ouvre à l'autre et est amenée à modifier son jugement en fonction des arguments découverts. Or c'est bien par une telle « dialectique » que Socrate amenait ses interlocuteurs à la vérité.

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