Sujet : Est-on d'autant plus libre qu'on est plus conscient ? (Liberté et conscience)
Extrait du corrigé : Elle n'a ainsi aucun pouvoir propre mais dépend de l'adéquation de l'idée dont elle est dérivée. Son principe régulateur est de tendre à l'adéquation en réduisant l'inconscience et d'assurer par là même l'efficacité de la volonté par la connaissance des causes de l'affect. La liberté croît alors relativement au développement de la conscience comme savoir des causes et caractères de l'affect. La conscience, qui n'est pas chez Spinoza une propriété morale du sujet, est conscience de la détermination. La conscience de la détermination permet l'intensification physique l'essence du mode humain : sa liberté consiste en la conscience de l'illusion que constitue la liberté (au sens de l'absolument non-déterminé). II. Conscience contre conscience : les illusions (empirisme anglo-saxon) La compréhension de la conscience est non-inconscience progressive au principe de la liberté (Spinoza) est encore exacerbée par l'empirisme anglo-saxon. Chez Hume, ce sont des impressions sensibles que jaillissent spontanément les idées, elles-mêmes conditions de la réflexivité. Le sujet est ainsi confiné à la passivité : sujet sans je, c'est-à-dire sans substance pérenne puisqu'il n'est que flux d'impressions passagères, sa liberté n'est que l'illusion ignorant l'uniformité de la continuité causale. L'augmentation de la conscience ou de la réflexion sur la constitution de la conscience elle-même dénonce ainsi la possibilité d'une conscience qui soit au principe de la liberté : le sujet n'étant pas une unité substantielle, la conscience n'augmente pas la liberté mais désigne son inexistence – l'inconscience ou l'irréfléchi peuvent seuls encore donner l'illusion de la liberté.
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