Sujet : Connaissons-nous mieux le présent que le passé ?
Extrait du corrigé : C'est la vision rapide d'un paysage aperçu d'un train, le parcoursque je dois effectuer malgré ma fatigue, les soucis familiaux, le travail en cours...Un tel présent est plus ou mois extensible : il est possible de conserver le souvenir de ce qu'on m'a dit il y a quelques jours, mais j'ai déjà oublié les arguments échangés par les participants d'un débat télévisé la semaine dernière. Il est si riche en informations, et donc si complexe, que l'on doit sans cesse y opérer des sélections – sans doute arbitraires – en fonction d'intérêts particuliers, des besoins du moment. Bergson fait ainsi remarquer qu'on n'est attentif qu'à ce qui peut être utile ou efficace ; ainsi, des parties entières du monde tel qu'il est au présent m'échappent. [II. Conditions de la connaissance] Comment prétendre connaître un tel présent. J'en perçois des apparences ou des échos, mais cela suffit-il pour en élaborer une véritable connaissance ?Toute connaissance, même s'il ne s'agit pas ici de la considérer dans un sens rigoureusement scientifique, implique une distance nécessaire entre le sujet et l'objet. Relativement au présent, ce recul me fait évidemment défaut, en raison même de mon immersion dans son agitation plus ou moins frénétique. Mais connaître suppose aussi que l'on s'intéresse à ce qu'il y a, dans un objet, d'universel.
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