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Sujet : Le bonheur est-il le bien suprême ?

Extrait du corrigé : Faire du bonheur le souverain bien a des conséquences sur la primauté de ce bien, de suprême il devient médiocre. « Les épicuriens avaient admis, il est vrai, pour principe suprême des moeurs un principe entièrement faux, celui du bonheur,et substitué comme loi une maxime du choix arbitraire, d'après l'inclination de chacun ; mais ils se montrèrent assez conséquents, en abaissant leur souverain Bien d'autant, c'est-à-dire proportionnellement au niveau peu élevé de leur principe, et en espérant point de plus grand bonheur que celui que peut procurer la prudence humaine (dont relève aussi la tempérance et la modération des inclinations), bonheur qui, comme on sait, se révèle forcément assez mesquin, et très différent selon les circonstances. » KANT, Critique de la raison pratique. 2.3 De l'indétermination du bonheur. « Pour l'idée du bonheur du tout absolu, un maximum de bien-être dans mon état présent et dans toute ma condition future, est nécessaire. Or il est impossible qu'un être fini, si perspicace et en même temps si puissant qu'on le suppose, se fasse un concept déterminé de ce qu'il veut véritablement. » Kant, dans ce passage des Fondement de la métaphysique des moeurs, souligne la difficulté qu'il y aurait à donner une définition unique du bonheur. Sa relativité est un obstacle à son identification au bien suprême Transition : Cette deuxième partie a permis de souligner les difficultés qu'il y avait à concevoir le bonheur comme bien suprême, notamment la disjonction entre moralité et bonheur et l'indétermination de ce dernier. Troisième partie : Le Souverain Bien ou la moralité condition du bonheur.

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