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Sujet : La présence de la mort dans la vie est-elle essentielle à notre bonheur ?

Extrait du corrigé : Ma mort ne m'appartient pas ; elle ne donnera à ma vie son sens définitif que dans la conscience d'autrui qui me jugera. « Être mort, c'est être en proie aux vivants », écrit Sartre dans L'Être et le Néant (1943).. On pourrait penser que ce caractère imprévisible et totalement extérieur de la mort disparaît dans le suicide. Là du moins, le mortel choisit lui-même le moment et la façon de mourir, à tel point que les stoïciens, notamment Sénèque, voyaient dans la possibilité du suicide le signe même de la liberté de l'homme. Pour Sartre pourtant, la mort ne saurait être une figure de ma liberté. Même dans le cas du suicide, ma mort ne m'appartient pas car le projet du néant est un projet inimaginable, très exactement un anti-projet, un néant de projet. C'est par une sorte d'illusion que le candidat au suicide croit vouloir quelque chose, car du suicide lui-même ne résulte que la fin de tous les projets, de tous les possibles. B. La valeur de la vie. Les philosophies dont nous avons parlé jusqu'à présent opposent radicalement pensée de la vie et pensée de la mort.

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