Sujet : La politique doit-elle être subordonnée au droit ?
Extrait du corrigé : . mais si on le doit, c'est-à-dire : en vertu de quel commandement moral ou de quel impératif voulons-nous que la politique soit subordonnée au droit ? Autrement dit, la subordination de la politique au droit représente-t-elle une obligation ou une interdiction morale majeure ? Quelle loi prescrirait d'agir politiquement dans les limites du droit ? Une telle loi existe-t-elle ? Approche de la problématiqueSi la politique se définit toujours par l'exercice d'un pouvoir conditionnel, et une façon non moins conditionnelle de recourir à la force, tandis que le droit relève de prescription inconditionnelle, au moins en ses principes majeurs, n'est-il jamais de morale qui par essence n'exclurait le fait du pouvoir ? Proposition de la thèseMême dans les cas extrêmes où la politique serait une concession à l'arbitraire, if y aurait un motif plus fort encore, qui placerait le respect des droits bien au-dessus de la raison d'État. L'argument est, même en dehors de toutes considérations morales ou éthiques, que l'Etat est d'abord une communauté de « puissances », et qu'il s'affaiblit de les spolier, et se renforce de les respecter. On pourra lire avec profit le Traité politique de Spinoza. La loi, donc, qui subordonnerait la politique au droit, ne serait pas morale, mais procéderait uniquement d'une loi de la puissance ou du pouvoir, selon le principe du conatus qui veut qu'un être ou un corps (ici l'État) tende à persévérer le plus possible dans son être non sans le concours de tous les citoyens qui composent ce même État.L'adjectif politique (du grec ancien politikê) désigne ce qui est en rapport avec le gouvernement de la cité (de la polis, en grec.
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