Sujet : La violence a-t-elle un rôle dans l'histoire ?
Extrait du corrigé : En ce qui concerne Freud, la violence est moins posée comme à l'origine du monde qu'à celle de l'homme et de ses comportements : pulsion de destruction ou "libido négative qui fait luire à nouveau la notion héraclitéenne de la discorde" dit Lacan. Freud affirme avec d'autres une tendance naturelle à l'agressivité, à la destruction qui cohabite avec une tendance opposée : Eros ou pulsion de vie qui nous porte à la création, (de discours, d'enfants...de raisonnements). Cette agressivité est primaire, originelle et non pas dérivée : elle n'est pas l'agressivité réactionnelle qui se manifeste lorsque notre libido, nos désirs sont frustrés. Elle est une tendance spontanée de tout organisme vivant vers la mort, vers le degré zéro d'existence, d'information ou d'énergie. L'homme serait donc pourvu d'une tendance spontanée, innée et autopropulsée à l'agressivité, autre nom ici de la violence. Objections : Cependant, même si , ici, la violence est pensée de manière rationnelle et ses effets expliqués, repérés, la violence comme fait, comme donnée naturelle ne suffit pas à la justifier : un fait ne comporte en effet pas en lui-même sa justification, sa raison d'être. " A est A parce que A est A" est une tautologie stérile que ne justifie rien en dépit de l'apparence. (cf. cours sur l'opinion) Cela n'est pas parce que cela est que cela est bien, juste, justifié - quoique cela puisse être rationnel si le réel est rationnel ! La violence serait rationnelle mais pas encore raisonnable et juste.
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