Sujet : La conscience s'identifie-t-elle au savoir ?
Extrait du corrigé : On a alors conscience de notre propre activité de conscience. En affirmant « je pense donc je suis » (en latin : cogito ergo sum), la pensée se saisie comme pensée, la conscience se saisie comme conscience, c'est-à-dire comme substance indépendante du corps, qui n'a pas besoin du corps pour exister. La conscience est donc avant tout conscience d'elle-même, transparente à elle-même sans qu'aucun intermédiaire ne lui soit nécessaire. Ce qui est présent dans la conscience semble alors directement accessible et faire sens, car la transparence de la conscience à elle-même nous ouvre à la certitude de ses objets. La certitude est alors l'adhésion de la conscience à une vérité reconnue par elle avec évidence comme telle. 2ème partie : La conscience permet la connaissance mais non pas le savoir. -Cependant, si la conscience nous donne la certitude de l'existence (de nous même en tant que conscience, et par voie de conséquence, des choses du monde qui nous entoure), il n'en résulte pas pour autant qu'elle nous offre la connaissance des choses dans leur essence. C'est en distinguant la conscience du savoir que l'on peut affirmer que l'on peut ignorer ce dont on a conscience. La certitude de Descartes « je suis, j'existe » (Deuxième méditation métaphysique) pose la conscience de soi comme le simple fait d'avoir conscience que l'on existe et que l'on pense à un instant donné. Cette prise de conscience ne nous dit rien en revanche de ce que l'on est (un corps, un être sensible, avec des désirs, une imagination, un passé et un avenir) : à travers la prise de conscience de soi, on ne connaît presque rien, si ce n'est notre capacité de penser.
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