Sujet : La conscience est-elle nécessairement critique ?
Extrait du corrigé : D'autant plus que la morale ne repose pas uniquement sur la raison, mais aussi sur la foi.Être conscient, c'est aussi sentir quelque chose, éprouver des sentiments. Cela signifie-t-il que la conscience reste en quelque sorte enfermée dans sa subjectivité ? Mais ne risquerait-elle pas alors d'être source d'illusions ? Toutefois, la nature paradoxale de la conscience, sa complexité, convient peut-être à l'ampleur de son domaine qui, au-delà des limites de la raison, s'étend au fonctionnement global et diversifié de l'esprit humain. La conscience semble se distinguer de la raison, non pas parce que la raison pourrait exister sans conscience, mais parce que la conscience ne se limite pas à la rationalité : les sensations, les émotions, les opinions plus ou moins fondées, l'intuition, sont des phénomènes de la conscience. Ce qui fait l'identité irréductible d'un sujet semble plutôt se trouver du côté de la conscience, avec l'ensemble de son vécu, que de la raison, plus objective, par laquelle la personne ne diffère nullement d'une autre.Si la conscience enregistre les sensations, elle est aussi capable de prendre de la distance avec elles, de distinguer ce qui relève du moi et ce qui relève du monde. Elle représente ainsi un moyen privilégié d'accès au réel. L'idée d'un inconscient psychique pose deux types de problèmes.
Corrigé directement accessible
Sujets connexes :
- La reconnaissance de l'inconscient est-elle nécessairement la défaite de la conscience ?
- La conscience est-elle nécessairement critique ?
- Toute conscience est-elle nécessairement conscience morale ?
- La conscience de soi est-elle d'abord et nécessairement connaissance de soi ?
- La connaissance implique-t-elle nécessairement la conscience ?






Créer un compte Devoir-de-philo
Toutes les notions