Sujet : La vie en société aliène-t-elle notre conscience ?
Extrait du corrigé : Le jugement d'autrui est nécessaire pour permettre à chacun de devenir autonome. * Ce qui est condamnable dans la relation à l'autre, c'est la passivité, qui définit le sens fort de l'aliénation. Mais comment concevoir une relation purement passive entre les consciences? Merleau-Ponty prend l'exemple du dialogue: « il se constitue entre autrui et moi un terrain commun, ma pensée et la sienne ne font qu'un seul tissu (...). Il y a là un être à deux » (Phénoménologie de la perception). 12« intersubjectivité», ou la relation entre deux consciences échangeant honnêtement leurs jugements, a donc des effets créatifs : chacune s'ouvre à l'autre et modifie ses pensées en fonction des arguments découverts. Or, c'est bien par une telle «dialectique» que Socrate amenait ses interlocuteurs à la vérité, sur eux-mêmes et sur le monde. * On pourrait objecter que les vrais débats sont rares en société. Car chacun se méfie de l'image qu'il renvoie de lui-même, et de l'usage qui pourrait être fait d'une telle image.
Corrigé de 1042 mots (soit 2 pages) directement accessible
Sujets connexes :
- L'aide humanitaire est-elle notre bonne conscience ?
- La société est-elle responsable des illusions de notre conscience ?
- Devons-nous écouter ce que nous dit notre conscience ?
- l'aide humanitaire est-elle notre bonne conscience ?
- La conscience que nous avons de notre liberté vient-elle de ce que l'avenir nous paraît indéterminé ?






Créer un compte Devoir-de-philo
Toutes les notions