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Sujet : Y a-t-il un sujet de l'histoire ?

Extrait du corrigé :

HISTOIRE


Gén. Terme équivoque qui désigne à la fois le récit du passé humain, et la réalité historique elle-même, le cours des événements. En ce dernier sens, l'histoire se distingue de la simple évolution car elle suppose plus qu'un changement. Un arbre, par ex., peut croître ou un papillon se métamorphoser, mais ils n'ont pas d'histoire dans la mesure où l'histoire suppose la conscience d'un changement et la possibilité, pour celui qui change, de se représenter la finalité de son évolution en faisant du présent le sens du passé et du futur le sens du présent. Quant au récit, il cesse d'être légendaire pour devenir scientifique dès lors qu'il veut expliquer et non plus simplement raconter en se contentant de recueillir des anecdotes pittoresques.
Phi. Les philosophies de l'Histoire posent la question du but poursuivi par les hommes dans l'Histoire, et postulent en même temps que l'Histoire des hommes est celle de leur liberté. Or, si la connaissance du but permet en retour de comprendre la cohérence du processus historique, il semble bien difficile de concilier le double postulat de la rationalité historique et du développement de la liberté. Telle est l'aporie sur laquelle achoppe toute philosophie de l'Histoire. En effet, s'il est possible de dégager par avance une cohérence historique, alors tout se passe comme si l'Histoire était déjà faite, de sorte que l'idée même de liberté humaine se trouve niée. A l'inverse, si l'on suppose que les hommes sont libres, alors il est impossible de saisir le sens d'une Histoire que les hommes font « sans savoir l'histoire qu'ils font » (R. Aron).

SUJET (lat. subjectum; de subjicere, jeter en dessous)


Log. Opposé à attribut ou prédicat. Le sujet est ce dont tout le reste s'affirme. Ex. : Socrate (sujet) est mortel (prédicat). Méta. Pour Aristote, seule la substance est sujet.
Phi. Opp. à objet : être qui connaît les objets ou qui agit sur eux. On appelle encore sujet épistémologique, ou sujet universel, le sujet qui connaît, c.-à-d. non pas tel sujet particulier empirique (l'individu qu'on rencontre dans l'Expérience ) mais le sujet rationnel, autrement dit le sujet en tant qu'il possède la faculté universelle de penser, identique en tout homme.
Crit. Kant appelle sujet transcendantal le Je pense et l'ensemble des lois et principes universels a priori de la pensée. Le sujet transcendantal se définit par son activité législatrice dans l'acte de connaître. Au contraire, la sensibilité, ou « capacité de recevoir des représentations des objets par la manière dont ils nous affectent », se définit par sa passivité et caractérise plutôt l'individu en tant qu'il a un corps.
Dr. Le sujet de droit ou sujet du droit est le sujet considéré en tant qu'il possède un droit» comme tout autre et non comme individu particulier, ou sujet empirique. personne. Pol. Le sujet politique est le citoyen soumis aux lois de l'État.

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