Sujet : Autrui: L'altérité de Dieu
Extrait du corrigé : Parlant de la révolution d'Einstein, Husserl déclare : « Ainsi Einstein ne réforme pas l'espace et le temps où se déroule notre vie d'être vivant ». Loin de comprendre ceci comme une attaque contre les sciences (auxquelles fut formé Husserl), il faut le comprendre et comme une attaque contre le scientisme, et comme la nécessité d'un retour aux questions centrales du sens : « De simples sciences de faits forment une simple humanité de faits. Dans la détresse de notre vie cette science n'a rien à nous dire. Les questions qu'elles excluent par principe sont précisément les questions qui sont les plus brûlantes à notre époque malheureuse ce sont des questions qui portent sur le sens ou l'absence de sens de toute existence humaine. » L'ambition de la phénoménologie est donc de questionner le sens, de retrouver le sol où se déroule notre vie d'être vivant, de fonder une science de l'esprit en tant qu'esprit. Celle-ci commence par la découverte de cette propriété particulière de la conscience d'être toujours présence et rapport au monde, et non intimité fermée sur elle-même. En ce ses, la pensée existentialiste en est l'héritière, et la leçon de Husserl vaut toujours. * Dieu, cette altérité au coeur de moi-même. L'idée de Dieu, ou de l'infini de qualité, le parfait, ce à quoi rien ne manque, est celle qui anime Les Méditations de Descartes. Comment pourrais-je douter, avoir conscience de mon imperfection, et donc désirer connaître ou même tout simplement désirer, si je n'avais en moi l'idée de l'infini ou du parfait, c'est-à-dire de Dieu ?
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