Sujet : Être inconscient, est-ce ignorer ?
Extrait du corrigé : * La psychanalyse freudienne accorde une grande importance à l'étude des rêves, des lapsus et des actes manqués, qu'elle considère comme des manifestations travesties de l'inconscient. * Certains philosophes nient l'existence de l'inconscient. Alain, par exemple, y voit une dangereuse valorisation de nos pulsions et de nos instincts, tandis que Sartre lui substitue la notion de mauvaise foi. Si l'inconscience était synonyme d'ignorance, tout être qui n'est pas omniscient - qui ne sait pas tout - serait nécessairement inconscient relativement à ce qui excède son savoir. Ce n'est pas là l'emploi habituel de cette expression : personne ne me déclarera inconscient parce que je ne sais pas quelle est la hauteur de la tour Eiffel. Cependant, il y aurait aussi une ignorance active, qui ne consiste pas en une absence de savoir, mais en un étrange désir de ne pas savoir ce que l'on sait. 1. Une première forme d'inconscient * On emploie la notion d'inconscient quand je me comporte comme si je savais quelque chose, sans que j'aie accès pour mon propre compte à cette information. Par exemple, je peux formuler des phrases grammaticalement correctes sans pour autant être capable de formuler les règles de grammaire correspondantes. Cela peut être généralisé : nous effectuons un certain nombre d'opérations efficacement, sans que l'ensemble des données mobilisées ne passent par notre conscience.
Corrigé non disponible
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