Sujet : Ne doit-on tenir une proposition pour vraie que si elle est contrôlable par l'expérience ?
Extrait du corrigé : . » (République, VII, 511 b-c). La raison, par la seule puissance de sa dialectique, atteindrait ainsi l'absolu. La vérité ne repose pas sur une expérience du monde sensible. * Plus généralement, on oppose traditionnellement la vérité matérielle d'une proposition, qui soulève le problème de son accord avec une réalité par l'intermédiaire d'une expérience, a sa vérité formelle ou logique : dans ce cas, sera « vraie » une proposition dont on peut montrer qu'elle est logiquement déductible d'autres propositions, qu'elle est obtenue par un raisonnement valide, cohérent. Mais une proposition « vraie » formellement ne peut l'être matériellement que si les propositions dont elle résulte sont elles-mêmes vraies matériellement : le problème est donc déplacé. C'est pourquoi Platon cherchait atteindre l'absolu qui pourrait faire des mathématiques autre chose qu'une simple construction hypothético-déductive. C'est pourquoi, sur un autre plan, les expressions : « vérité mathématique », ou « connaissance mathématique », posent problème, si les mathématiques sont essentiellement déductives et formalisables. b) La métaphysique cartésienne * Descartes, mathématicien lui-même, admire « ces longues chaînes de raison, toutes simples et faciles, dont les géomètres ont coutume de se servir pour parvenir a leurs plus difficiles démonstrations ». II conçoit donc sa philosophie (au sens large de science ou connaissance de la réalité) sur le modèle d'une pensée essentiellement démonstrative. * Mais les propositions que sa raison enchaîne de façon déductive tiennent d'abord leur vérité d'une expérience originaire qui donne a la première proposition, dans l'ordre de la connaissance, une valeur de vérité « évidente », indubitable.
Corrigé de 3605 mots (soit 5 pages) directement accessible
Sujets connexes :






Créer un compte Devoir-de-philo
Toutes les notions