Sujet : Les sciences peuvent-elles résoudre tous les problèmes que l'homme se pose ?
Extrait du corrigé : Il a laissé tomber toutes les questions que l'on avait incluses dans le concept de métaphysique, entendu tantôt de façon plus stricte tantôt de façon plus large, et parmi elles toutes ces questions que l'on appelle avec assez d'obscurité les questions "ultimes et les plus hautes". Considérées de plus près, ces questions et toutes celles que le positivisme a exclues, possèdent leur unité en ceci, qu'elles contiennent soit implicitement soit explicitement dans leur sens les problèmes de la raison, de la raison dans toutes ses figures particulières. C'est la raison en effet qui fournit expressément leur thème aux disciplines de la connaissance (c'est-à-dire de la connaissance vraie et authentique : de la connaissance rationnelle), à une axiologie vraie et authentique (les véritables valeurs en tant que valeurs de la raison), au comportement éthique (le bien-agir véritable, c'est-à-dire l'agir à partir de la raison pratique). Dans tout ceci la raison est un titre pour des idées et des idéaux "absolus" ; "éternels", "supra-temporels"; "inconditionnellement valables". II. Les limites de l'objet des sciences On pourra alors s'intéresser spécifiquement à la question des limites des objets des sciences : qu'est-ce qui gouverne cette limitation ? Est-ce une insuffisance du point de vue de la résolution des affaires humaines ? Est-ce une impuissance interne aux sciences elles-mêmes, du point de vue du développement de leurs méthodes, par exemple ? On pourra alors circonscrire l'objet des sciences, et choisir d'en exclure, ou non, certains des problèmes que l'homme se pose. De Broglie La recherche scientifique a toujours oscillé et oscillera sans doute toujours entre deux tendances : d'une part, observer avec soin les faits expérimentaux et se borner à les traduire par des formules mathématiques précises ; d'autre part, partir de conceptions synthétiques posées a priori, auxquelles on pourra toujours reprocher d'avoir un certain caractère métaphysique, et chercher à en déduire les lois des phénomènes connus et la prévision de phénomènes nouveaux.
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