Sujet : La science peut-elle expliquer l'homme sans nier sa valeur de sujet ?
Extrait du corrigé : La fascination exercée par le modèle des sciences physiques poussa au xixe siècle les sciences humaines à vouloir se construire comme des sciences objectives sur les trois fondements de ces sciences physiques : l'expérimentation, la mesure, les mathématiques. Les sciences humaines furent donc conduites à considérer les faits humains comme : - des choses (cf. Durkheim) mesurables et quantifiables. On assiste, par exemple, à l'apparition d'une sociologie (qu'A. Comte définit comme une «physique sociale») basée sur la statistique sociale, ou d'une psychologie basée sur une psychométrie mesurant les phénomènes psychiques en intensité/en fréquence ou en durée ; - des phénomènes obéissant aux lois d'un déterminisme mécanique. * Un double écueil Les sciences humaines d'inspiration positiviste prétendent donc ramener la réalité humaine à des normes expérimen-tales et objectives dont elles proclament l'universalité. Ce faisant : 1) Elles réduisent l'homme à un pur objet, une chose parmi les choses, ce qu'il n'est pas puisque sa réalité dernière est d'être sujet. L'homme en effet n'est pas simplement un objet de la connaissance, quelque chose qui peut être connu, il est le sujet de cette connaissance, celui qui connaît. Or, en ne considérant de l'homme que ce qui est objectivable, ces sciences n'atteignent jamais le sujet humain en tant que conscience. 2) Elles morcellent l'homme réduit à une chose en une multitude de fragments dont chacun fait l'objet d'une science particulière.
Corrigé non disponible
Sujets connexes :
- Peut-on traiter les faits humains comme des choses sans pour autant considérer l'homme comme une chose ?
- Sans métaphysique, l'homme peut-il comprendre le sens de son existence ?
- La science peut-elle tenir lieu de philosophie ?
- Sans métaphysique, l'homme peut-il comprendre son existence ?
- Peut-on parler à bon droit d'homme sans culture ?






Créer un compte Devoir-de-philo
Toutes les notions