Sujet : La recherche du bonheur doit-elle orienter notre conduite?
Extrait du corrigé : Dans l'Ethique, Spinoza qualifie la béatitude en la liant à la « connaissance du troisième genre », capacité de reconnaître et d'éprouver de façon adéquate l'essence et la nécessité de toutes choses et d'y trouver sa joie ; cela revient à aimer Dieu de l'amour dont il s'aime lui-même) · L'opposition kantienne entre morale et bonheur = Mais cette conciliation entre éthique (orientation du comportement) et recherche du bonheur est impossible dans la conception kantienne de l'autonomie de la morale. En effet, le devoir y découle de la loi morale, manifestée par la raison, et caractérisée par son exigence d'universalité. Il s'ensuit que seule volonté bonne est absolument bonne, et ceci indépendamment de tout critère de réussite ou d'échec, du moment que tout a été mis en oeuvre pour agir bien. L'intention morale doit viser le bien et lui seul. L'acte n'est moral que s'il est accompli seulement par respect du devoir, si toute autre visée que le souci de bien agir est étrangère à sa « maxime ». La morale nous rend dignes d'être heureux, mais elle ne nous assure pas le bonheur. 2- Les morales hédonistes · Epicure = il préconise l'usage judicieux des plaisirs : « Le plaisir est le commencement et la fin de la vie bienheureuse. » Mais nous ne recherchons pas tout plaisir, et nous n'évitons pas toute douleur : il est des plaisirs qui entraînent plus de souffrance qu'ils n'ont apporté de bien. Il s'agit donc de distinguer entre plaisirs naturels et non naturels, et parmi ceux-ci entre les plaisirs nécessaires et non nécessaires. L'art de la vie heureuse et sans trouble consiste à savoir se satisfaire des seuls plaisirs naturels et nécessaires.
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