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3612 dissertations trouvées

Rousseau: Réflexion et comparaison des idées.

La réflexion naît des idées comparées, et c'est la pluralité des idées qui porte à les comparer. Celui qui ne voit qu'un seul objet n'a point de comparaison à faire. Celui qui n'en voit qu'un petit nombre et toujours les mêmes dès son enfance ne les compare point encore, parce que l'habitude de les voir lui ôte l'attention...

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Sartre et le cubisme

On a coutume, depuis le cubisme, de déclarer que le tableau ne doit pas représenter ou imiter le réel, mais qu'il doit constituer par lui-même un objet. Cette doctrine, en tant que programme esthétique, est parfaitement défendable et nous lui devons de nombreux chefs-d'oeuvre. Encore faut-il bien l'entendre. Si l'on veut dire que le tableau, tout dépourvu de...

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Aristote: Monnaie et commerce

«L'invention de la monnaie pour les besoins du commerce a donné naissance à une nouvelle manière de commercer et d'acquérir où ce qui 'est recherché est le seul profit pécuniaire. On ne s'y occupe que de chercher d'où vient le plus d'argent de manière à acquérir une grande fortune. En effet, on identifie couramment richesse et possession d'une...

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Spinoza et l'interprétation des Ecritures

« La règle universelle à poser dans l'interprétation de l'Écriture est donc de ne lui attribuer aucun enseignement qui ne découlerait pas avec la plus grande clarté de l'enquête historique elle-même. Nous allons dire maintenant quelle doit être cette enquête historique et ce qu'elle doit principalement faire connaître. 1° Elle doit comprendre la nature et les propriétés de...

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Kant: jugement de goût et raison

« Le jugement de goût n'est pas déterminable par des raisons démonstratives comme s'il était seulement subjectif. Premièrement, quand quelqu'un ne trouve pas beau un édifice, un paysage, un poème, il ne se laisse pas imposer intérieurement l'assentiment par cent voix qui toutes louent ces choses. Certes, il peut faire comme si cela lui plaisait à lui aussi...

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MARX - TRAVAIL SALARIÉ ET CAPITAL

MARX - TRAVAIL SALARIÉ ET CAPITAL « Qu'une maison soit grande ou petite, tant que les maisons d'alentour ont la même taille, elle satisfait à tout ce que, socialement on demande à un lieu d'habitation. Mais qu'un palais vienne s'élever à côté d'elle, et voilà que la petite maison se recroqueville pour n'être plus qu'une hutte. C'est une...

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Nietzsche: Puissance et communauté

« A mesure que s'accroît sa puissance, une communauté accorde moins d'importance aux manquements de ses membres, puisque ces membres ne lui paraissent plus ni dangereux pour l'existence de l'ensemble ni subversifs dans la même mesure... Le « créancier » s'est toujours humanisé dans la même proportion qu'il s'est enrichi; enfin de compte, on mesure même sa richesse...

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Spinoza: Les conditions de la liberté.

« Si un homme libre agissait, en tant que libre, en trompeur, il le ferait par le commandement de la raison (nous ne l'appelons libre qu'à cette condition); tromper serait donc une vertu et conséquemment il serait bien avisé à chacun de tromper pour conserver son être; c'est-à-dire, il serait bien avisé aux hommes de s'accorder seulement en...

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Kant: Un principe de pédagogie...

« Un principe de pédagogie que devraient surtout avoir devant les yeux les hommes qui font des plans d'éducation, c'est qu'on ne doit pas élever les enfants d'après l'état présent de l'espèce humaine, mais d'après un état meilleur, possible dans l'avenir, c'est-à-dire d'après l'idée de l'humanité et de son entière destination. Ce principe est d'une grande importance. Les...

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Descartes: Des amis et des ennemis...

« On doit aussi distinguer entre les sujets, les amis ou alliés, et les ennemis. Car, au regard de ces derniers, on a quasi-permission de tout faire, pourvu qu'on en tire quelque avantage pour soi ou pour ses sujets; et je désapprouve pas, en cette occasion, qu'on accouple le renard avec le lion, et qu'on joigne l'artifice à...

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Spinoza: Joie et usages de la vie

« Rien certes, hormis une superstition sauvage et triste, ne dépend de se réjouir. Car, en quoi fait-on mieux d'apaiser la soif et la faim que de chasser l'affliction? Tels sont mes arguments et ma conviction. e divinité et personne, hormis l'envieux, ne se réjouit de mon impuissance et de ma peine, ni n'attribue à notre vertu les...

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Hegel: Lois et principes

« Les lois et les principes ne vivent pas et ne s'imposent pas immédiatement d'eux-mêmes. L'activité qui les rend opératoires et leur confère l'être, c'est le besoin de l'homme, son désir, son inclination et sa passion. Pour que je fasse de quelque chose une oeuvre et un être, il faut que j'y sois intéressé. Je dois y participer...

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Montesquieu: Un homme peut-il se vendre ?

« Il n'est pas vrai qu'un homme libre puisse se vendre. La vente suppose un prix : l'esclave se vendant, tous ses biens entreraient dans la propriété du maître; le maître ne donnerait donc rien, et l'esclave ne recevrait rien. Il aurait un pécule, dira-t-on; mais le pécule est accessoire (1) à la personne. S'il n'est pas permis...

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Spinoza contre le scepticisme

[Les Sceptiques] « n'ont même pas conscience d'eux-mêmes; s'ils affirment quelque chose ou doutent de quelque chose, ils ne savent pas qu'ils affirment ou qu'ils doutent; ils disent qu'ils ne savent rien, et cela même qu'ils ne savent rien, ils déclarent l'ignorer; encore ne le disent-ils pas sans restriction, car ils craignent de s'avouer existants, alors qu'ils ne...

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Montesquieu et les faiblesses de l'hommes

« L'homme, comme être physique, est, ainsi que les autres corps, gouverné par des lois invariables. Comme être intelligent, il viole sans cesse les lois que Dieu a établies, et change celles qu'il établit lui-même. Il faut qu'il se conduise; et cependant il est un être borné ; il est sujet à l'ignorance et à l'erreur, comme toutes...

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Kant et la méchanceté de la nature humaine

Quand on songe à la méchanceté de la nature humaine, qui se montre à nu dans les libres relations des peuples entre eux (tandis que dans l'état civil elle est très voilée par l'intervention du gouvernement), il y a lieu de s'étonner que le mot droit n'ait pas encore été tout à fait banni de la politique de...

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Alain: Conscience et sommeil

Dans le sommeil, je suis tout ; mais je n'en sais rien. La conscience suppose réflexion et division. La conscience n'est pas immédiate. Je pense, et puis je pense que je pense, par quoi je distingue Sujet et Objet, Moi et le monde. Moi et ma sensation. Moi et mon sentiment. Moi et mon idée. C'est bien le...

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Bergson: la métière, l'intelligence et la vie

Le monde, laissé à lui-même, obéit à des lois fatales. Dans des conditions déterminées, la matière se comporte de façon déterminée, rien de ce qu'elle fait n'est imprévisible : si notre science était complète et notre puissance de calculer infinie, nous saurions par avance tout ce qui se passera dans l'univers matériel inorganisé, dans sa masse et dans...

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DESCARTES: Plaisirs du corps et de l'esprit

Mais la principale différence qui est entre les plaisirs du corps et ceux de l'esprit consiste en ce que, le corps étant sujet à un changement perpétuel, et même sa conservation et son bien-être dépendant de ce changement, tous les plaisirs qui le regardent ne durent guère ; car ils ne procèdent que de l'acquisition de quelque chose...

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Rousseau: Travail et repos

Il est inconcevable à quel point l'homme est naturellement paresseux. On dirait qu'il ne vit que pour dormir, végéter, rester immobile ; à peine peut-il se résoudre à se donner les mouvements nécessaires pour s'empêcher de mourir de faim. Rien ne maintient tant les sauvages dans l'amour de leur état que cette délicieuse indolence. Les passions qui rendent...

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Rousseau: Sagesse et bonheur

Tout sentiment de peine est inséparable du désir de s'en délivrer ; toute idée de plaisir est inséparable du désir d'en jouir ; tout désir suppose privation, et toutes les privations qu'on sent sont pénibles ; c'est donc dans la disproportion de nos désirs et de nos facultés que consiste notre misère. Un être sensible dont les facultés...

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Schopenhauer et le cannibalisme !

Les actes et la conduite d'un individu et d'un peuple peuvent être très modifiés par les dogmes, l'exemple et l'habitude. Mais les actes pris en eux-mêmes ne sont que de vaines images, il n'y a que la disposition d'esprit qui pousse aux actes, qui leur donne une importance morale. Celle-ci peut rester absolument la même, tout en ayant...

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PASCAL: La preuve et la coutume

Car il ne faut pas se méconnaître : nous sommes automate autant qu'esprit ; et de là vient que l'instrument par lequel la persuasion se fait n'est pas la seule démonstration. Combien y a-t-il peu de choses démontrées ! Les preuves ne convainquent que l'esprit. La coutume fait nos preuves les plus fortes et les plus crues ;...

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Freud: « Tu aimeras ton prochain comme toi-même »

Or, parmi les exigences idéales de la société civilisée, il en est une qui peut, ici, nous mettre sur la voie. « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », nous dit-elle. Célèbre dans le monde entier, cette maxime est plus vieille à coup sûr que le christianisme, qui s'en est pourtant emparé comme du décret dont il avait...

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Alain: Expérience de la parole et de la pensée

Nous passons tous par cette expérience décisive, qui nous apprend en même temps la parole et la pensée. Nos premières idées sont des mots compris et répétés. L'enfant est comme séparé du spectacle de la nature, et ne commence jamais par s'en approcher tout seul ; on le lui montre et on le lui nomme. C'est donc à...

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