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2515 réponses trouvées

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Descartes a-t-il eu raison de dire que le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ?

Car ce n'est pas assez d'avoir l'esprit bon, mais le principal est de l'appliquer bien. Les plus grandes âmes sont capables des plus grands vices aussi bien que des plus grandes vertus; et ceux qui ne marchent que fort lentement peuvent avancer beaucoup davantage, s'ils suivent toujours le droit chemin, que ne font ceux qui courent et qui...

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L'expérience a-t-elle une part dans l'édification des sciences mathématiques ?

Poincaré distingue deux sortes de mathématiciens, les logiciens et les intuitifs : « Les uns aiment mieux traiter leurs problèmes par l'analyse, les autres par la géométrie. Les premiers sont incapables de voir dans l'espace, les autres se lasseraient promptement de longs calculs et s'y embrouilleraient ». Indépendamment de ces prédispositions personnelles, l'intuition sensible joue bien quelque rôle pour...

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Est-on fondé à dire que la science ne pénètre pas au delà des apparences ?

Les êtres ont un dedans et un dehors; par leurs dehors, ils constituent l'objet de la science. Nous ne les voyons et ne les parcourons qu'en surface, l'intérieur nous en est inaccessible ».M. Émile Picard parle un langage analogue : « Les seules choses dont nous ayons une connaissance certaine sont les phénomènes de conscience. Ils peuvent se...

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La parole et l'écriture ?

Certes un discours oral peut donner lieu aussi à un tel travail d'élaboration mais dans ce cas l'énoncé premier est lui aussi mis à distance en quelque sorte. Il apparaît ici que la mise à distance, la séparation peuvent être des mises à distance des stérotypes, des banalités les plus ressassées, que l'expression de soi peut être gagnée par...

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Qu'est-ce que conduire par ordre ses pensées ?

La formule de l'énoncé « conduire par ordre ses pensées » comporte implicitement les assertations suivantes : 1° Pour que je puisse conduire une pensée, il faut que la pensée, par sa nature même, constitue une sorte de mouvement, de marche, de progression. 2° Il faut que, dans certains cas au moins, j'aie le pouvoir de diriger moi-même mes pensées,...

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L'homme est-il prisonnier de son passé ?

L'en-soi, c'est l'immobilité, le réel clos sur lui-même.Mais, à ces notions d'irréversibilité et d'en-soi, se surajoute celle d' inconscient. Je ne suis pas totalement conscient de mon passé, qui m'échappe ainsi en partie et dont je semble prisonnier. Je suis en un lieu obscur, en des profondeurs qui m'échappent, en une forêt ténébreuse, coupé de moi-même et de...

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On a souvent souligné que les prescriptions morales varient selon les temps et les lieux. Faut-il en conclure qu'il n'y a pas de vérités morales universelles ?

- Il va de soi que, dans une telle conception, la moindre variation dans les jugements de la conscience ou les prescriptions des règles morales constitue une fissure dans le bloc rigide de la moralité et peut être exploité contre elle. II. Vraie conception de la conscience et de la moralité. A. - Mais une telle conception est celle de...

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La diversité des systèmes de Morale est-elle compatible avec l'universalité de la morale ?

Certes, ils ne sont pas le simple reflet de la moralité courante : le philosophe interprète celle-ci selon ses conceptions propres; mais cette interprétation est toujours plus ou moins influencée par les idées régnantes. B. - Il y a lieu toutefois de mettre l'accent, beaucoup plus que ne l'ont fait LévY-BRUHL et l'école sociologique, sur cet élément personnel de...

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Une morale du devoir est-elle compatible avec une morale du bonheur ?

La « phronésis » est cette vertu intellectuelle qui est le propre des hommes capables de délibérer correctement sur ce qui leur est bon et  avantageux, et d'ordonner leur savoir à la recherche de biens humains. Le prudent est  celui qui voit et prévoit ce qui lui est profitable. Comme toute délibération implique la possibilité de choisir, la « phronésis » comporte...

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La recherche scientifique peut-elle se passer de théorie ?

La mesure elle-même, dépendant du choix des unités, est « d'un arbitraire absolu ».B. - Il y a là de graves exagérations qu'a dénoncées H. POINCARÉ, dans La valeur de la science (chap. X et XI). - 1° D'abord, il n'y a pas de différence absolue entre le « fait brut » et le « fait scientifique »...

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Tout comprendre, est-ce tout pardonner ?

Mieux comprendre, c'est donc tendre à limiter la culpabilité. Et si nous pouvions aller jusqu'à la compréhension totale, ne serions-nous pas entraînés à écarter la faute, à excuser ? I. - Posons d'abord exactement la signification de l'excuse. Il va de soi qu'elle ne tend pas à nier les valeurs morales en elles-mêmes ; elle admet la réalité d'un...

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Avez-vous éprouvé le sentiment d'être libre ? Avez-vous éprouvé le sentiment de ne pas être libre ? En quoi consistent ces sentiments et quelle valeur leur attribuez-vous ?

L'échec est dynamogénique. La liberté pure est inertie. Ainsi l'échec manifeste-t-il un pouvoir infini, il regorge de « volonté de puissance », de désir de mieux faire, d'élan vers le progrès. La liberté est comme un don que l'on a obtenu, une grâce que l'on possède fugitivement. Et sa possession est le commencement même de sa perdition. C) Il...

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La relativité de la connaissance : qu'entendez-vous par cette expression ? et pensez-vous que la connaissance humaine soit toujours et nécessairement relative ?

Pour John Stuart Mill, « Nous ne connaissons une chose qu'en tant que distincte d'une autre chose » ; ce qu'il considère comme une loi logique importante et généralement admise. Nous ne connaissons la nature que par nos états de conscience ; ce qui peut conduire à deux thèses subordonnées à celle-ci : a) Il n'y a que...

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Si la vertu est une habitude, si d'autre part l'habitude est automatique, d'où vient qu'on attache du mérite à la vertu ?

Je puis avoir la ferme volonté d'être juste sans savoir quoi faire pour l'être.■ C'est à l'intelligence pratique, qui regarde les choses particulières et changeantes, que revient cette tâche délicate ; sa vertu, intellectuelle, est la prudence. « La vertu morale assure la rectitude du but que nous poursuivons, et la prudence celle des moyens pour y parvenir....

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Que pensez-vous de cette affirmation : « La pitié chez l'homme qui vit sous la conduite de la raison est par elle-même mauvaise et inutile. » ?

Il peut même, s'il le juge utile, donner les signes extérieurs de la pitié, et d'une pitié qui soit à la fois rationnelle et bienfaisante. Voilà le point de vue des moralistes qui poussent le rationalisme jusqu'à ses conséquences extrêmes et aboutissent à la thèse paradoxale que nous avons à apprécier. Car c'est un paradoxe. II. - DISCUSSION A. Comme tout...

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Voltaire, penseur bourgeois (1694-1778), affirme que : « Si Dieu n'existait pas, il faudrait l'inventer. » Bakounine, anarchiste révolutionnaire (1814-1876), répond que : « Même si Dieu existait, il faudrait le supprimer. » Vous expliquerez et apprécierez

L'un et l'autre considèrent que la société se fonde sur Dieu. a) La première question qui se pose est de savoir s'il n'y a pas d'ordre social possible sans Dieu ? Cette question se ramène au problème plus général de la morale sans Dieu. Nous le résoudrons en quelques mots : immédiatement, le bien moral et l'ordre social se...

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Qu'est-ce qu'une preuve? Quels sont les principaux genres de preuves usitées dans les sciences ?

B.    - La preuve est en effet ce qui établit la vérité de cette propo­sition. Or, réserve faite des vérités morales qui pourraient seules ici faire question, «la vérité, comme le dit encore GoBLOT, est indépendante du caractère, de la volonté, du sentiment et des passions : toutes les conditions de l'idée vraie se trouvent dans les seules...

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Qu'entend-on par certitude morale? Quelles en sont les conditions? Quelle en est la valeur ?

Il suit clairement de là que je ne puis pas prouver toutes les idées : au début de mes raisonnements, je dois prendre pour accordées certaines idées qui fonderont la certitude des autres, et qui, étant premières, ne pourront elles-mêmes être ramenées à des idées antérieures. On ne raisonne pas à l'infini; on ne démontre pas tout. Ces...

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Est-ce condamner l'art que de dire qu'il porte sur les apparences ?

Mais au fond, qu'est-ce que l'apparence ? Quels sont ses rapports avec l'essence ? N'oublions pas que toute essence, toute vérité, pour ne pas rester abstraction pure, doit apparaître [...] l'apparence elle-même est loin d'être quelque chose d'inessentiel, elle constitue, au contraire, un moment essentiel de l'essence. Le vrai existe pour lui-même dans l'esprit, apparaît en lui-même et...

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