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Recherche effectuée pour : adorno

2 commentaires trouvées

Adorno: L'art peut-il échapper au critère du beau et du laid ?

Quelle que soit sa nature, le laid doit constituer ou pouvoir constituer un moment de l'art. Esthétique du laid, tel est le titre de l'oeuvre du disciple de Hegel, Rosenkranz. L'art archaïque, puis l'art traditionnel, surtout depuis les faunes et les silènes de l'hellénisme, abondent en représentations dont le sujet fut considéré comme laid. L'importance de cet élément s'accrut dans l'art moderne au point qu'une nouvelle qualité en surgit. Selon l'esthétique traditionnelle, cet élément est en opposition avec la règle formelle régissant l'oeuvre ; il est intégré par elle, et il la confirme par là même avec la force de la liberté subjective dans l'oeuvre d'art à l'égard des sujets. Ceux-ci seraient toutefois beaux en un sens plus élevé du terme : par exemple, grâce à leur fonction dans la composition du tableau, ou bien dans le moment de l'équilibre dynamique. Selon la formule hégélienne, la beauté ne tient pas à l'équilibre comme simple résultat, mais toujours à la tension que produit le résultat. L'harmonie qui - en tant que résultat - nie la tension qui y trouve son équilibre, devient un élément perturbateur, faux, voire dissonant. Dans l'art moderne, l'aspect harmonieux du laid n'est plus acceptable. Il en ressort quelque chose de qualitativement nouveau.

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Adorno: Peut-on avoir une opinion personnelle ?

La différence entre l'opinion et la connaissance, c'est-à-dire le fait que la connaissance est une opinion vérifiée, comme l'enseigne la traditionnelle théorie de la connaissance, fut le plus souvent un voeu pieu que les actes effectifs de connaissance ont rarement réalisé ; individuellement et collectivement, les hommes sont contraints d'opérer également avec des opinions qui échappent généralement à leur examen. Mais, tandis que la différence entre l'opinion et la connaissance échappe ainsi même à l'expérience vécue, et en tant qu'affirmation abstraite ne s'en approche jamais, elle perd, du moins subjectivement dans la conscience des hommes, sa substance. Ceux-ci n'ont aucun moyen de se protéger contre le fait qu'ils prennent leurs opinions pour des connaissances et leurs connaissances pour de simples opinions. Si, depuis Héraclite, les philosophes se sont acharnés sur tous ceux, innombrables, qui étaient prisonniers de la simple opinion, au lieu de reconnaître la véritable essence des choses, leur pensée élitiste n'a fait qu'imposer à l'underlying population [populace] le fardeau d'une culpabilité née lors de l'instauration de la société. Car l'instance qui enlève aux hommes le pouvoir de distinguer entre opinion et vérité, distinction remise aux Calendes grecques, c'est la société. L'opinion commune tient lieu de vérité dans les faits, et en fin de compte, indirectement aussi dans la plupart des théories positivistes de la connaissance. Ce n'est pas, comme le veut l'idéologie, l'évidence qui décide de ce qui est vrai et de ce qui est simple opinion, mais c'est le pouvoir de la société qui dénonce comme pur arbitraire ce qui ne coïncide pas avec son propre arbitraire. La frontière entre l'opinion saine et l'opinion pathogène est tracée effectivement par l'autorité du moment, et non par une connaissance objective.

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