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Dissertations Commentaires

Recherche effectuée pour : developper

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78 commentaires trouvées

Contrairement au laisser-aller toute morale est une tyrannie qui s'exerce contre la « nature », et aussi contre la « raison » : ceci n'est pas une objection contre elle, car seule quelque morale permettrait de décréter l'interdiction de toute espèce de tyrannie et de déraison. Ce qui fait le caractère essentiel et inappréciable de toute morale, c'est d'être une longue contrainte... L'étonnante réalité est que tout ce qui existe ou a existé sur terre en fait de liberté, de délicatesse, de hardiesse, de danse, de magistrale assurance, que ce soit dans la pensée, dans le gouvernement ou dans l'art de parler et de convaincre, ne s'est jamais développé, aussi bien dans l'ordre artistique que dans l'ordre moral, que grâce à la « tyrannie » de « lois arbitraires » ; c'est là, selon toute apparence, que se trouve la « nature » et le « naturel », et non pas dans le laisser-aller. Tout artiste sait combien son état le plus « naturel » est loin du laisser-aller, quand, en pleine liberté, dans les moments d'« inspiration », il ordonne, agence, dispose, informe sa matière, et avec quelle exactitude, de quelle manière subtile, il obéit à de multiples lois, dont la rigueur et la précision défient toute formulation conceptuelle (en comparaison d'elles, le concept le plus ferme a quelque chose de flottant, d'équivoque, de Multivoque). Encore une fois, ce qui importe avant tout « sur la terre comme au ciel », à ce qu'il semble, c'est d'obéir longuement, et dans un seul sens : à la longue il en sort et il en est toujours sorti quelque chose pour quoi il vaut la peine de vivre, vertu, art, musique, danse, raison, spiritualité, n'importe quoi de transfigurant, de raffiné, de fou, de divin. Friedrich NIETZSCHE.

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Les économistes ont une singulière manière de procéder. Il n'y a pour eux que deux sortes d'institutions, celles de l'art et celles de la nature. Les institutions de la féodalité sont des institutions artificielles, celles de la bourgeoisie sont des institutions naturelles. Ils ressemblent en ceci aux théologiens, qui, eux aussi, établissent deux sortes de religions. Toute religion qui n'est pas la leur est une invention des hommes, tandis que leur propre religion est une émanation de Dieu. Soi-disant que les rapports actuels – les rapports de la production bourgeoise – sont naturels, les économistes font entendre que ce sont là des rapports dans lesquels se crée la richesse et se développent les forces productives conformément aux lois de la nature. Donc ces rapports sont eux-mêmes des lois naturelles indépendantes de l'influence du temps. Ce sont des lois éternelles qui doivent toujours régir la société. Ainsi il y a eu de l'histoire, mais il n'y en a plus. Il y a eu de l'histoire, puisqu'il y a eu des institutions de féodalité, et que dans ces institutions de féodalité on trouve des rapports de production tout à fait différents de ceux de la société bourgeoise, que les économistes veulent faire passer pour naturels et partant éternels. MARX

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Le goût est naturel à tous les hommes, mais ils ne l'ont pas tous en même mesure, il ne se développe pas dans tous au même degré, et, dans tous, il est sujet à s'altérer par diverses causes. La mesure du goût qu'on peut avoir dépend de la sensibilité qu'on a reçue ; sa culture et sa forme dépendent des sociétés où l'on a vécu. Premièrement, il faut vivre dans des sociétés nombreuses pour faire beaucoup de comparaisons. Secondement, il faut des sociétés d'amusement et d'oisiveté ; car, dans celles d'affaires, on a pour règle non le plaisir, mais l'intérêt. En troisième lieu, il faut des sociétés où l'inégalité ne soit pas trop grande, où la tyrannie de l'opinion soit modérée, et où règne la volupté plus que la vanité ; car, dans le cas contraire, la mode étouffe le goût ; et l'on ne cherche plus ce qui plaît, mais ce qui distingue. Jean-Jacques ROUSSEAU.

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